

De Daniel Johnston j'aurais aimé dire quelques mots. Le problème, c'est que je ne sais pas très bien lesquels (de mots). Il y a quelque chose de proche et de douloureux à propos de Daniel Johnston. A un moment de sa vie tumultueuse, un choix crucial a du être fait. La question étant moins de savoir s'il ne risquait pas d'avoir de mauvaises fréquentations que de décider s'il devait en avoir tout court (de fréquentations). C'était ça ou l'enfermement à perpétuité. Par ici les rumeurs extravagantes nous arrivaient : Daniel joue avec un groupe de hardcore straight-edge. J'étais effaré, me disant qu'ils allaient dévoyer mon Daniel bien aimé, l'orientant vers une indécente consommation de Coca Light et de cigarettes mentholées. C'est dire si j'étais soucieux de sa santé. Le fait est que si Daniel Johnston s'adonne au Coca Light, cigarettes mentholées et calmants, la prescription est médicalement contresignée. Quant à la signature des chansons, le mystère court toujours. Les Nightmares, couple garage-plouc de proximité, ne semblent pas être des modèles de sagacité ou de sensibilité. Ils apparaissent plus comme un véhicule thérapeutique sécurisant pour Daniel Johnston. Comment on empêche Danny de balancer une vieille dame par la fenêtre en voulant pratiquer un exorcisme improvisé ? On lui présente les Nightmares.
Danny & The Nightmares : self-titled (CD-1999)
World Without Rock and Roll / Ta Da / No Escape From Love / Why Die / Baby Back / Born to Rock / I Killed Satan / Love is For Losers / Bad Cat in Town / Lonely Heartbreak / Love is a Ghost / Wild Thing / Rat Race of the Dead / Long Ago Far Away
Danny & The Nightmares : The end is near again (CDEP-2002)
Natzi / untitled / Beware / If you Think You've Gone Too Far / Double Bummer / Lost Hero of Rock N Roll / Love Others As you Love Yourself
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